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La reine de la fête
foireuse
une pièce écrite et mise en scène par
Claude Liénard interprétée par l'atelier théâtre 14-18 ans
SAMEDI 13 JUIN 2009 DIMANCHE 14 JUIN 2009
L’action se déroule dans
une fête foraine et plus particulièrement devant la friterie, le
stand de la voyante
et celui du jeu de massacre. Les forains, eux, ne sont pas à la fête
étant donné le peu d'affluence de clients.
Les marchandes de nougat, de barbes à papa et de fleurs ont autant
de raisons de se lamenter que le marchand de ballons.
Il faut se rendre à l’évidence, les clients "potentiels" préfèrent
regarder la télévision plutôt que de faire la fête.
Alors, pour passer le temps, les forains s'interpellent et
s'apostrophent, on s'invective puis on se met à boire
ou à rêver pour surmonter l'ambiance de cette fête foraine devenue
foireuse. Pris d'une fièvre soudaine, le marchand de ballons
va s'exprimer par paraboles et prétendre que la lune est un écran de
télé qui ne serait pas carré et que ses anges
apocalyptiques sont descendus sur terre pour anéantir forains et
artistes. Continuant dans le même délire, la voyante
extra-lucide affirme que le livreur de télés n'est autre qu'un
suppôt de Satan qui transporte l'instrument de la mort
de leur profession. Dans leur quête de survie, tous perdent pied
avec la réalité, comme Jocelyne, la fille de la marchande
de frites qui, après s’être présentée à l’élection de la reine de la
fête foraine, se voit offrir un emploi de speakerine
à la… télévision ! Un comble alors que ses compagnons forains ne
cessent de dénoncer cette sacro-sainte télévision !
Dans des décors très soignés, des costumes tout à fait appropriés,
les comédiens de l’atelier théâtre 14-18 ans
auraient pu faire de cette pièce une tragédie moraliste et ennuyeuse
mais pas du tout, car grâce à leur verve et leur talent,
ils ont offert une comédie aigre-douce, riche à la fois de
véritables morceaux d'humour et de pure émotion.
Cette pièce, bien au-delà d'une simple complainte de forains, est un
vibrant appel à tous les spectateurs qui
apprécient le spectacle vivant afin qu'ils viennent régulièrement
encourager le travail des artistes et des créateurs
et qu’ils ne se laissent pas soudoyer par les démons télévisuels. Le
message est clair :
il y aura toujours plus d'émotion dans une salle de spectacles que
devant une télévision.
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